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L'église du Bois Sainte Marie se compose de trois nefs orientées, d' un transept sous saillie sur les murs latéraux et d'une abside semi-circulaire que borde un déambulatoire.

La longueur totale de l'église est de 32 m , Largeur  14,65 m .La largeur de la nef est de 4 m, les collatéraux de 3 m . Hauteur de la grande nef sous voûte: 12m , hauteur des collatéraux 6m. A l'extérieur , de chaque côté de l'entrée se dessine une grande arcade aveugle reposant sur des colonnettes. Il faut remarquer la forme des contreforts correspondant aux murs de la nef . Ce sont d'élégantes colonnes engagées dans un pilastre rectangulaire,  assises sur un socle élevé et amorties, au sommet par des glacis à grandes pentes. Au XIIè siècle  , les architectes ont employé des contreforts semi-cylindriques pour les chevets d'églises.

Les nefs comprennent quatre travées. La grande nef est voûtée en berceau et les bas côtés sont voûtés en arêtes.

Aucune travée de chœur ne sépare l'hémicycle du transept dont le carré porte une coupole sur trompes, et les bras,  une voûte en berceau. Les piliers sont pourvus d'un dosseret quadrangulaire et de demi-colonnes engagées.

Le déambulatoire : du côté intérieur ,chaque retombée de voûtes a pour support un faisceau de quatre colonnettes monocylindriques assemblées deux à deux. Leurs chapiteaux ne sont que des blocs de pierre, taillés en forme de tronc de cône renversé. Côté extérieur , les voûtes retombent sur des couples de colonnettes juxtaposées contre le mur d'enceinte et assises sur un banc de pierre continu. Les chapiteaux du transept et de la nef représentent des sujets figurés.

Les chapiteaux du transept et de la nef représentent des sujets figurés. Sur les piliers de droite de la nef, apparaissent deux scènes de combat qui paraissent se faire suite. -  sur un des piliers de gauche, se trouve retracé un combat singulier livré entre deux hommes d'armes dont l'un est un chevalier en costume militaire du XIIè siècle. Sa tête est partagée par un casque conique sans nasal; il s'abrite derrière un long bouclier arrondi dans le haut et allongé en pointe en bas; il est revêtu d'une cotte longue serrée par une ceinture. - Ce costume est celui de Geoffroi Plantagenet sur le fameux émail du musée du Mans. - L'artiste a sans doute voulu représenter le spectacle, trop fréquent dans la société féodale, de l'homme armé sans cesse contre son semblable. - Homo homini lupus.

Le chapiteau du premier pilier de droite représente un homme debout, la bouche entr 'ouverte comme pour appeler au secours, et attaquer par un quadrupède féroce ; un autre personnage survient qui saisit la bête féroce par le cou et de la main droite s'apprête à la percée de son épée. -  L'imagination de l'artiste aime à évoquer de sombres sujets. - Le sixième chapiteau représente le supplice d'un damné. Renversé aux pieds de deux démons, le malheureux implore en vain la pitié de ses bourreaux. Satan, en personne, tient la tête du patient tandis que son valet en saisit la langue avec des tenailles. Impossible de rêver des visages plus hideux que ceux de ces démons dont un rictus sinistre découvre les énormes crocs et donc les cheveux hérissés sont moins des mèches ondulées que les flammes de l'enfer. C'est le péché de langue ( la médisance).

Sur les contreforts du déambulatoire, se voient les mêmes figures diaboliques. Cette composition comporte huit personnages ; trois d'entre eux, revêtus de tuniques, à genoux sur de petits tabourets, sont de pauvres victimes retenues par une lourde chaîne. Leur attitude suppliante et désolée est rendue avec une parfaite expression de vérité. A droite, un démon accroupi tient les extrémités de la chaîne. Entre lui et les captifs, un ange, vu de face, les ailes éployées et également agenouillé , présente un livre ouvert. Sur la face droite, un second démon paraît maintenir une autre victime. C'est là, évidemment, l'image de l'âme des vivants détenus par les liens du péché dans l'esclavage de l'enfer et demandant, par la prière, le secours de la grâce divine. Les damnés et les âmes des morts sont en effet représentés sous la forme de personnages nus,dans la sculpture romane ; ici, les captifs de Satan son vêtus et leur attitude n'est pas celle des réprouvés. L'ange qui les accompagne, à genoux lui aussi, intercède en leur faveur (Le jugement dernier). 

L'avarice, un homme debout, la bouche, tenant une bourse, est attaqué par un quadrupède. Le personnage derrière lève son épée en direction de la victime. L'avare est ainsi puni de son vice. L'avarice, la gourmandise et la luxure sont les péchés les plus représentés dans l'art roman.

La lutte ou les lutteurs. Deux couples de combattants, deux lutteurs nus se livrent à un corps à corps. Deux combattants : un a chuté et tombe sur la tête, les jambes en l'air. Le vainqueur l'assomme en lui,brisant le crâne d'un coup de massue.

Le désespoir, deux grandes figures de femmes sont situées aux angles. Elles se penchent de l'avant vers l'arrière et se tiennent la tête à deux mains. Elles sont vêtues d'une longue robe, qui tombe en grands plis le long de leurs jambes. Pourquoi ces grands personnages ont ils aussi peur ?

Daniel dans la fosse aux lions, parce qu'il est accusé de vénérer le dieu des juifs, Daniel est jeté dans la fosse aux lions par Darius, roi de Babylone. Daniel épargné par les lions symbolise le triomphe du Christ sur ses ennemis et incarne le combat contre le Diable et le péché.

Dans la croisée du transept, des félins et des têtes humaines. Thèmes récurrents de la sculpture romane.

Dans le déambulatoire, les chapiteaux sont simplement décorés de feuillages.

La sirène, une femme dont le corps se termine par une queue de poisson. Elle symbolise la luxure. Située dans la première travée de la nef, c'est une des premières images qui s'offre au regard du fidèle ou du clerc lorsqu'il entre dans l'église. 

 Tous ces éléments nous confirment que l'édifice date du XIIè siècle.

Source:Monographie des communes du Charollais et du Brionnais de Frère MAXIME les Editions DE LA TOUR GILE  1904.


Date de création : 15/02/2016 : 13:50
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